DESCRIPTION
Devenu introuvable, le livre « Cinq siècles de vie paysanne à Roche-en-Forez » est dorénavant à nouveau disponible. Cet ouvrage remarquable, ouvre de M. Antoine Lugnier, historien et chercheur, lui-même originaire de Roche, concerne toutes celles et tous ceux qu'intéresse l'histoire vivante du Forez : les passionnés de généalogie et plus largement, les amoureux de ces Montagnes du Soir où en ce lieu précis - Roche, village forézien pareil à tant d'autres - ils pourront découvrir ce qui y était la vraie vie, au « temps d'avant ». Un livre de 424 pages où, avec passion et rigueur, érudition et simplicité, Antoine Lugnier ressuscite la mémoire de nos ancêtres, depuis la fin du Moyen Âge jusqu'à nos jours, en les faisant revivre dans le contexte social, politique, économique, culturel et religieux qui fut le leur. À travers l'humble quotidien d'une vie, attachée à la terre, à l'eau, à l'arbre et aux saisons. Une présentation de l'auteur par M. Claude Goure a été incorporée au début du livre. Préface L'histoire de Roche depuis 1440, que publie M. Lugnier, de Roche, est écrite par un chercheur laborieux, consciencieux et averti, le meilleur, le plus capable des fils de cette montagne. Il nous fait l'honneur de nous confier la présentation de ce très utile travail, sachant que la préface des Chartes du Forez porte : « La publication intégrale des textes assure les historiens contre les choix arbitraires destinés à étayer des thèses préconçues ». Il partage cette conviction et, s'il ne s'est pas borné à nous donner les textes des précieuses archives paysannes honnêtement consultées, au cours d'un labeur de dix ans, c'est qu'il les juge trop nombreux. C'est aussi que, fort de sa conscience, il veut nous faciliter la compréhension de conclusions nécessaires auxquelles les textes nous auraient sans doute contraints. Tous les lecteurs lui en seront reconnaissants. Les chercheurs lui sauront gré de l'inventaire qui justifie cet ouvrage, portant des extraits de chaque titre et l'indication du tiroir où il est conservé par les paysans qui ont permis à M.Lugnier de mener à bien sa magistrale étude. NEUFBOURG
INFO COMPLEMENTAIRES
| Date de publication | 10/03/2006 |
|---|---|
| Langue | Français |
| Biographie de l’auteur | (1883-1966) Historien et chercheur Antoine Lugnier, est né à Roche-en-Forez, le 26 janvier 1883 et troisième enfant d'une famille de cinq. C'est l'instituteur du village, M. Guyot, qui, percevant les dispositions et les capacités intellectuelles du jeune Antoine, persuada sa famille de le laisser poursuivre des études, ce territoire de l'esprit où ne s'était encore jamais aventuré aucun enfant né à Roche. Est-ce lui aussi, l'instituteur, qui finança ses études ainsi qu'une légende tenace me l'a rapporté ? " Non, corrige Marie-Josèphe David sa petite-fille. Mais peut-être aida-t-il ses parents, modestes métayers au hameau du Champ, à trouver une famille de Montbrison chez qui mon grand-père eût la possibilité de prendre pension... " Quoi qu'il en fut, après " l'école supérieure " sur le boulevard de la Préfecture, Antoine Lugnier va intégrer l'École normale d'instituteurs de Montbrison qui fera de lui un de ces "hussards noirs de la République" célébrés par Péguy, son aîné de dix ans. La rentrée scolaire 1902 l'amène à Soleymieux. Premier poste qu'il quitte dès l'année suivante pour un service militaire, alors soumis à la loi des trois ans. Trois années sous les drapeaux au cours desquelles il obtient le grade d'officier : " Premier de son peloton, avec une moyenne de 18,5 sur 20 ", précise fièrement Marie-Josèphe. 1er août 1914 ! La mobilisation générale est décrétée à la même heure dans l'après-midi, en France et en Allemagne. La Grande Guerre vient de commencer. Mobilisé, blessé à la main au cours de la bataille de la Marne, Antoine Lugnier réintègre son régiment en 1915 dans les environs de Soissons, sur le chemin qui va le conduire à Verdun où il sera à nouveau blessé... De lui, de ces cinq années de guerre et de l'enfer de Verdun où sous un déluge de fer et de feu tombèrent plus de 600 000 soldats français et allemands, il subsiste cette humble médaille militaire, pieusement conservée par Marie-Josèphe et Daniel David son mari : témoignage muet du don de soi, du courage et de la souffrance d'un homme quand s'est déchaînée la folie meurtrière des hommes. La paix revenue, Antoine Lugnier retrouve sa famille et revient à Roanne où il reprend l'enseignement du français, de l'histoire et de la géographie à l'école de Commerce et d'Industrie... Jusqu'en 1938, l'année de sa mise à la retraite. A 55 ans ! " Retraite précoce, souligne sa petite-fille, due aux années de guerre, aux blessures... " A partir de ce moment - bien que remobilisé une fois de plus, de septembre 1939 à août 1940 - Antoine Lugnier va entreprendre d'écrire Cinq siècles de vie paysanne à Roche-en-Forez, l'œuvre de sa vie : " Depuis que je suis toute petite, reprend-elle, je me souviens de mon grand-père assis à son bureau... Les quelque trente dernières années de sa vie, presque jusqu'à sa mort en 1966, il les occupe avec bonheur à recueillir et déchiffrer de très nombreuses archives locales, seigneuriales, religieuses, municipales, ainsi que celles d'une vingtaine de familles de Roche qui lui ont confié leurs vieux papiers... Une étude à laquelle s'ajoute celle de quantité d'ouvrages... " S'appuyant sur cette somme impressionnante, avec passion et rigueur, érudition et simplicité, Antoine Lugnier va ressusciter la mémoire enfouie de nos ancêtres foréziens qu'il fait revivre dans le contexte social, politique, économique, culturel et religieux qui fut le leur, de la fin du Moyen Âge jusqu'au milieu du XXe siècle. A travers l'humble quotidien d'une vie attachée à la terre, au ciel, à l'arbre et aux saisons. En un temps où dans les Monts du Forez comme ailleurs en France, il n'est de vie que paysanne, celle d'avant le passage d'une civilisation à une autre. Ce livre, Antoine Lugnier va l'assumer jusqu'au bout, l'éditant à compte d'auteur et en assurant lui-même sa diffusion. Sa petite-fille s'en souvient encore : " Si cet ouvrage a été le phare sur lequel se polarisèrent les yeux de toute la famille, il fut aussi l'objet de quelques soucis financiers... Mais la satisfaction de mon grand-père fut grande. Chez lui pourtant, ni présomption, ni gloriole ; seulement la satisfaction d'être allé au bout de ce qu'il avait à faire. Il avait la modestie des chercheurs, de la générosité, de la droiture et une noblesse de l'âme. Depuis quarante ans qu'il s'en est allé, il reste éternellement pour moi ce qu'Alain disait de Victor Hugo : " un de ces hommes rares pour qui la liberté est la source de tout bien. " A sa parution, Cinq siècles de vie paysanne à Roche-en-Forez retient l'attention surtout d'historiens, de sociologues, de juristes, de chercheurs... L'un d'eux, le comte de Neufbourg, le qualifie de "magistrale étude". Tandis qu'un autre, M. Perroy, professeur d'histoire à la Sorbonne, affirme à l'auteur que la richesse des archives dont il s'est servi est "indéniable, pour ne pas dire exceptionnelle". Mais l'intérêt manifesté par le public forézien auquel pourtant Antoine Lugnier destinait son ouvrage, est plus mitigé. Probablement parce que ce livre venait un peu trop tôt, à une époque où, happés par le progrès et portés par "les Trente Glorieuses", on avait encore quelque mépris pour l'histoire, y compris et surtout peut-être pour celle qui nous touchait au plus près. Mais les temps ont changé. L'histoire a retrouvé sa place et nous, nous y cherchons la nôtre, la questionnant pour y trouver trace d'où l'on vient et témoignage de ce qui nous a fait. Voila donc pourquoi il était si nécessaire de redonner cette seconde vie au livre d'Antoine Lugnier. |
| Court extrait | N/A |
| Taille du fichier | N/A |
| Texte de quatrième de couverture | N/A |
| Nombre de page du produit papier | 420 |
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